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(Monique Andrée Serf) Je soussignée une telle qui suis saine d'esprit Qui suis folle de toi et ne s'en remets pas Je te lègue aujourd'hui, en ce doux soir de mai Ou j'en ai plus qu'assez tout ce qui est fini. Je n'aurais jamais pensé qu'il suffirait d'une amie et pas davantage Pour pouvoir ô mon amour amasser un tel héritage. Comme je n'espérais plus, voilà que tu es venue Ô toi ma tendresse, pareille au petit Jésus. Ce fut ma richesse, à bouche à bouche ta bouche Tu as partagé ma couche, nuits enchanteresses. Notre amour larguait ses voiles sous un ciel troué d'étoiles La chaude paresse, l'orage éclata soudain Nous laissant un ciel chagrin et l'humeur chagrine. Notre amour battit de l'aile Et s'enfuit à tire-d'ailes comme l'hirondelle. Ah, je te veux je veux plus ! Ah, dis pourquoi souris-tu ? Je te veux entière ! Ah, où vas-tu et pourquoi ? D'où viens-tu ? Réponds-moi ! J'étais chez ma mère. Les dimanches en famille, les jeudis avec ta fille, ta chère petite Et le reste, merci bien, un drame pour les presque rien. Il faut qu'on se quitte. Je sais, je n'ai trois fois non, non rien du bœuf mironton Tout comme on l'appelle, je reconnais pourquoi pas Que dans la vie, je ne suis pas un cadeau du ciel. Et j'ai eu lorsqu'on y pense, pour nous deux tant d'impatience De tendres patiences, qu'aujourd'hui je n'en peux plus Et puis hélas ai rompu, c'est la délivrance. Tous nos souvenirs d'amour, amassés au jour le jour À toi sans partage, tu voulais tout ! Garde tout... |