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(Monique Andrée Serf) Paris, quinze août, Paris, quinze août Nous aurions pu l'avoir tout à nous. Paris est désert en ce mois d'Août, mais tu es parti en Espagne. Je le sais bien, tu n'y peux rien, tes enfants ont besoin de vacances Et chaque mois d'août, ça recommence, tu pars avec eux, en Espagne. Je t'imagine et je devine que pour moi, mon amour, tu t'inquiètes. Je sais bien que, parfois, tu t'embêtes avec ta famille, en Espagne. Il n'y a pas, il n'y a pas que ceux qui s'aiment et qui s'émerveillent Que ceux qui rêvent d'aller au soleil, qui s'en vont ensemble, en Espagne. Et tous ceux-là, qui comme moi, chéri, ont des amours clandestines Ceux qui, au départ, font grise mine, attendent leur retour, en Bretagne... |