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(Calogero/Patrice Guirao/Gioacchino Maurici) Cravachée de lumière, la mer houle à la mort Ses clameurs solitaires sur les bouées du port Un enfant joue dehors, le coeur dans les filets À défier le sort en jetant des galets, en jetant des galets Bientôt il sera l'heure, il quittera l'enfance Tout en narguant sa peur, il tentera sa chance Plus loin que l'horizon, là où l'ombre s'efface Il doit couper les ponts pour retrouver les traces Pour retrouver sa trace Il sait que l'aube est infidèle et son destin comme cette houle Qui ne déploie jamais ses ailes Il sait que rien n'est plus cruel que le silence que la mer roule Comme une caresse ou un appel, il sait Alors il partira, comme est parti ce frère Dont il parlait tout bas, le soir dans ses prières Personne ici ne pleure l'absence d'un bateau Chacun a sa douleur qu'il garde bien au chaud Qu'il garde bien au chaud Il sait que l'aube est infidèle et son destin comme cette houle Qui ne déploie jamais ses ailes Il sait que rien n'est plus cruel que le silence que la mer roule Comme une caresse ou un appel, il sait Le cortège est passé, il ne l'a pas suivi Il ne va plus prier, il sait qu'il a grandi Alors les dents serrées, il jette ses galets À la gueule des noyés, pour voir la mer pleurer Pour voir la mer pleurer, il jette ses galets À la gueule des noyés, pour voir la mer pleurer. |