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(Benjamin Biolay/Gabriel Yared) Raser les murs, les devantures pour apaiser ma brûlure. Feindre l'austère, friser l'épure, la colère me défigure. Les fleurs sont des boutures, les croquis des ratures. Et même si la mer me rejette, et puisque le temps s'y prête Dorénavant, je vole au vent et quelle que soit l'imposture, j'attends Et j'avale une bouffée d'air pur avant. Tant de revers et tant d'impairs, tant de saisons en enfer Tant de misère, de grands naguère, j'ai su calmer ma colère Mais j'ai bien du mal à m'en défaire, j'ai du mal à te faire. Mais même si la mer me rejette, et puisque le temps s'y prête Dorénavant, je marche à contretemps En attendant la fin des tourments. |