|
Lyric provided by www.seekalyric.com |
(Chico Buarque/Ray Guerra) adaptation française Georges Moustaki Oh ! Muse ! Ma complice ! Petite sœur d'exil ! Tu as les cicatrices d'un vingt-et-un avril Mais ne sois pas sévère pour ceux qui t'ont déçue De n'avoir rien pu faire ou de n'avoir jamais su. À ceux qui ne croient plus voir s'accomplir leur idéal Dis-leur qu'un œillet rouge a fleuri au Portugal. On crucifie l'Espagne ! On torture au Chili ! La guerre du Vietnam continue dans l'oubli ! Aux quatre coins du monde, des frères ennemis S'expliquent par les bombes, par la fureur et le bruit. À ceux qui ne croient plus voir s'accomplir leur idéal Dis-leur qu'un œillet rouge a fleuri au Portugal. Pour tous les camarades, pourchassés dans les villes Enfermés dans les stades, déportés dans les îles Oh ! Muse ! Ma compagne ! Ne vois-tu rien venir ? Je vois comme une flamme qui éclaire l'avenir. À ceux qui ne croient plus voir s'accomplir leur idéal Dis-leur qu'un œillet rouge a fleuri au Portugal. Débouche une bouteille ! Prends ton accordéon ! Que, de bouche à oreille, s'envole ta chanson ! Car enfin le soleil réchauffe les pétales De mille fleurs vermeilles en avril au Portugal. Et cette fleur nouvelle qui fleurit au Portugal C'est peut-être la fin d'un empire colonial. Et cette fleur nouvelle qui fleurit au Portugal C'est peut-être la fin d'un empire colonial. |