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(Jean Garcia) Ils ont quitté leurs terres, leurs champs de fleurs et leurs livres sacrés Traversé les rizières jusqu'au grand fleuve salé. Sans amour, sans un cri, ils ont fermé leurs visages de miel Les yeux mouillés de pluie, les mains tendues vers le ciel. Un peu plus près des étoiles, au jardin de lumière et d'argent Pour oublier les rivages brûlants. Un peu plus près des étoiles, à l'abri des colères du vent À peine un peu plus libres qu'avant. Au pied des murs de pierre, ils ont brûlé leurs dragons de papier Refermé leurs paupières sur les chenilles d'acier Eux qui croyaient vieillir en regardant grandir leurs enfants À l'ombre du sourire des Bouddha de marbre blanc. Un peu plus près des étoiles, au jardin de lumière et d'argent Pour oublier les rivages brûlants. Un peu plus près des étoiles, à l'abri des colères du vent À peine un peu plus libres qu'avant. Ils parlent à demi-mot, à mi-chemin entre la vie et la mort Et dans leurs yeux mi-clos, le soleil, le soleil brille encore. Une île de lumière, un cerf-volant s'est posé sur la mer Un vent de liberté trop loin, trop loin pour les emporter. Un peu plus près des étoiles, au jardin de lumière et d'argent Pour oublier les rivages brûlants. Un peu plus près des étoiles, à l'abri des colères du vent À peine un peu plus libres qu'avant. Un peu plus près des étoiles, au jardin de lumière et d'argent Pour oublier les rivages brûlants. Un peu plus près des étoiles, à l'abri des colères du vent À peine un peu plus libres qu'avant. |