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(Richard Dewitte/Serge Koolenn) Seul au fond d'un verre qui n'a plus que l'odeur du scotch En costume de scène avec toujours rien dans les poches Le type voudrait bien avoir l'air de ce qu'il était. Je n'ose pas le reconnaître, c'est un peu bête. C'est pourtant bien grâce à lui, si je chante aujourd'hui Je collectionnais ses photos quand j'étais petit. J'avais tout ses disques, je l'imitais devant ma glace Et si c'est vraiment lui c'est dégueulasse. Je n'ose pas lui dire bonjour, parler d'hier, payer son verre Lui mentir qu'on oublie pas vraiment Les gens qui ont su si bien nous chanter l'amour Je n'ose pas lui dire bonjour, mais ne rien dire serait encore pire Car si j'ai peur c'est de trop c'est de trop lui ressembler Et de me retrouver demain comme lui... Comme lui... Comme lui... Les autres ont depuis découvert de nouvelles musiques De jolies chanteuses et des idoles plus sympathiques. Il a pas su s'adapter aux guitares électriques Et il n'a jamais compris que c'était fini. Y'a quelques histoires sur lui qui font rire le métier Mais y'a pas un "coco" pour vouloir l'engager On lui dit "bonjour" de loin, faut pas trop se mouiller Des fois qu'un jour ou l'autre, on ne sait jamais. Je n'ose pas lui dire bonjour, parler d'hier, payer son verre Lui mentir qu'on oublie pas vraiment Les gens qui ont su si bien nous chanter l'amour Je n'ose pas lui dire bonjour, mais ne rien dire serait encore pire Car si j'ai peur c'est de trop c'est de trop lui ressembler Et de me retrouver demain comme lui... Comme lui... Comme lui... |