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(Olivier Fischer/Bertrand Georgeon) Ta mère t'attend devant chez toi, avec l'air étonné Que tu ne sautes pas dans ses bras pour venir l'embrasser. Elle dit que tu n'as pas changé pourtant, rien n'est pareil. C'est comme si tu te réveillais de cinq ans de sommeil. De chaque rue, de chaque bar, on t'appelle et tu viens. On te raconte des histoires qui ne riment à rien. Qui est resté ? Qui est parti ? Qui fait quoi ? Pour combien ? Qui a trompé qui avec qui ? Et toi, qu'est-ce que tu deviens ? Maintenant, tu n'as plus d'amis ou de famille. Te voilà devenu inconnu dans ta ville. À tous les téléphones de ton carnet d'adresses Il n'y a plus personne que tu reconnaisses Que tu reconnaisses, que tu reconnaisses. Inconnu dans ta ville. À tous les téléphones de ton carnet d'adresses Il n'y a plus personne que tu reconnaisses Que tu reconnaisses, que tu reconnaisses. |