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Toujours le même ciel idiot, à travers les mêmes carreaux "Faut respirer un air nouveau" disait souvent la fille. Ça faisait longtemps qu'elle en rêvait, longtemps que son sac était prêt Elle avait envie de grandir, elle avait besoin de partir. Comme d'autres se déguisent, elle voulait voir si Venise Ressemblait à ses chansons, si Londres pleurait sous ses ponts Voulait voir le temps des cerises qu'on a jamais pu cueillir Et partir pour le plaisir de partir. Un jour elle a tout bazardé, sa moto, ses robes et ses clés. Ses volets sont restes fermés sur une chambre vide Et on a parle dans le pays d'un garçon qu'elle aurait suivi Personne ici ne voulait croire, simplement, qu'elle en avait marre. Comme d'autres se déguisent, elle voulait voir si Venise Ressemblait à ses chansons, si Londres pleurait sous ses ponts Voulait voir le temps des cerises qu'on a jamais pu cueillir Et partir pour le plaisir de partir. Y'a pas de carte pour trouver les chemins de la liberté. Va savoir où elle est tombée, dans quelle ville absurde Sous les cris de quelle révolution, dans quelle guerre de réligion Ou dans une île d'Océanie, vers les remparts du paradis ? Comme d'autres se déguisent, elle voulait voir si Venise Ressemblait à ses chansons, si Londres pleurait sous ses ponts Voulait voir le temps des cerises qu'on a jamais pu cueillir Et partir pour le plaisir de partir. |