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(Jacques Denjean/Franck Langolff) À six heures du matin, il faut faire le point. Parfois, pour exister, je me tue la santé Mais comme dans un linceul, je me sens vraiment seul. Mais dans le pire des cas, sans baisser les bras Contre vents et marées, marées noires ou glacées Il faut savoir lutter, savoir ne pas tricher. Et voilà, je suis toujours là, vous et moi n'en resterons pas là. Pas question d'abandonner, de me démobiliser. Il y a, dans mon métier, des prostituées Des seigneurs de la frime et des chasseurs de prime Et ceux, pleins de tendresse, pour les jours de détresse. Quelques-uns sans pudeur qui vous font monter Dans certains ascenseurs qu'il faut leur renvoyer. À chacun son métier, le mien est de chanter. Et voilà, je suis toujours là, vous et moi n'en resterons pas là. Pas question d'abandonner, de me démobiliser. J'ai jamais su gueuler avant d'avoir mal Choisir la liberté sans m'en porter plus mal. Si je me suis trompé, à moi de l'assumer. Et comme un forcené, je me suis juré De ne jamais faiblir, de ne jamais trahir. Tous ceux qui dans le noir ont tant besoin d'espoir. Et voilà, je suis toujours là, vous et moi n'en resterons pas là. Pas question d'abandonner, de me démobiliser. Et voilà, je suis toujours là, vous et moi n'en resterons pas là. Pas question d'abandonner, de me démobiliser. |