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(Jean-Pierre Bourtayre/Jacques Revaux/Michel Sardou) Elle m'a joué, câline, l'Acte Trois, le grand air, L'harmonie mandoline, l'envol des filles de Pair. Et comme dans ce vieux film où il dit "T'as d'beaux yeux." Elle m'a dit "Embrassez-moi." et "Salut, adieu." Elle m'a écrit Céline "Voyage au bout d'la nuit" En larmes glycérine tout en mélancolie. L'amour de cette nuit n'est plus celui d'hier Tellement d'hommes dans ma vie, tellement d'amour à faire. Dix-huit ans, dix-huit jours et un besoin d'amour À ne plus s'endormir, à se laisser mourir Pour n'importe quel homme d'un pont dans la Garonne D'un pont dans Garonne. Elle a pleuré, gamine, avant de s'envoler Dans un avion de ligne, Paris-Rome, un aller. Et comme dans ce vieux film où il dit "T'as d'beaux yeux." Elle m'a dit "Embrassez-moi." et "Salut, adieu." Elle m'a chanté, divine, la symphonie des sphères Des paroles enfantines sur une musique à faire. L'amour de cette nuit n'est plus celui d'hier Tellement d'hommes dans ma vie, tellement d'amour à faire. Dix-huit ans, dix-huit jours et un besoin d'amour À ne plus s'endormir, à se laisser mourir Pour n'importe quel homme d'un pont dans Garonne. Dix-huit ans, dix-huit jours et un besoin d'amour À ne plus s'endormir, à se laisser mourir Pour n'importe quel homme d'un pont dans Garonne D'un pont de la Garonne. |