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(Didier Barbelivien/Jean-Pierre Bourtayre/Jacques Revaux/Michel Sardou) Les nuits de Barcelone et les violons de l'âme Le goût du vent d'automne, la première de mes larmes, tout s'oublie. Des oiseaux bariolés dans le ciel de Pologne Les cahiers d'écoliers et l'amour que l'on donne, tout s'oublie. Les maisons où l'on vit, les amis de passage Le chagrin et l'ennui, les merveilleux nuages, tout s'oublie. La passion, la colère, les je t'aime, les adieux Les jours d'anniversaire, le désir dans nos yeux, tout s'oublie. Le plus mort de mes morts est l'enfant que j'étais Et demain est encore un jour à l'imparfait, tout s'oublie. Les jours de solitude, les fous-rires, les angoisses Ces chemins dans le Sud où j'ai laissé mes traces, tout s'oublie. Les victoires, les défaites, les plaisirs et la peur La chanson du poète et les frissons du cœur, tout s'oublie. Le plus mort de mes morts est l'enfant que j'étais Et demain est encore un jour à l'imparfait, tout s'oublie. Les photos de voyages, les avions, les bateaux Les hôtels de passage que je trouvais si beaux, tout s'oublie. La musique d'un été, les instants immortels Les serments d'amitié comme la femme la plus belle, tout s'oublie. Le plus mort de mes morts est l'enfant que j'étais Et demain est encore un jour à l'imparfait, tout s'oublie, tout s'oublie. |