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(Jérôme Rebotier/Thierry Samoy) Les mains sales et le corps lassé de porter de porte en porte De gueuler d'une voix trop forte, à en briser le verre Vent glacial ou pluie mesquine, tandis que la bourgeoise bouquine Un livre sur la condition des hommes, il rôde sous ses fenêtres En se disant peut-être, gueulant de tout son être Vitrier, vitrier, dans son bleu réglementaire Vitrier, vitrier, la casquette de travers Qu'il était beau le père, vitrier, vitrier Artisan ouvrier, c'est ce qui le rendait fier C'est ce qui le rendait fier Il mettait tout son cœur à l'ouvrage Pour que le vent prenne pas tout leur chauffage Et puis un jour dans la modernité Le double vitrage l'a mis sur le carreau On n'entendit plus son beau chant d'oiseau prolo Vitrier, vitrier, dans son bleu réglementaire Vitrier, vitrier, la casquette de travers Qu'il était beau le père, vitrier, vitrier Artisan ouvrier, c'est ce qui le rendait fier C'est ce qui le rendait fier Il a rangé son bleu au placard Il fout plus jamais les pieds sur le trottoir Maintenant ses os se brisent comme du verre Il espère que là-haut les prolos auront des choses à faire Il s'occupera de la fenêtre du bon Dieu Avec ses ailes attachées à son bleu Le pauvre vieux chaque jour déraille Il parle la nuit de réparer du vitrail et de chanter aux Cieux Vitrier, vitrier, dans son bleu réglementaire Vitrier, vitrier, la casquette de travers Qu'il était beau le père, vitrier, vitrier Artisan ouvrier, c'est ce qui le rendait fier C'est ce qui le rendait fier. |