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(Patrick Fiori/Jean-Jacques Goldman) Qu'après trente printemps, aussi trente hivers Nous serions ainsi à nous dévisager. Presque jumeaux mon frère, comme deux étrangers. On nous disait inséparables, les doigts d'une main, deux gouttes d'eau N'était-ce que du vent, du sable, des habitudes, rien que des mots ? On s'est perdu tout doucement, sans même s'en apercevoir. On s'est éloigné peu à peu dans un infini provisoire. Avant qu'on perde la mémoire, avant qu'il ne soit trop tard Je viendrai te chercher. Que nous est-il arrivé chemin faisant ? Est-ce la distance, est-ce l'oeuvre du temps ? A-t-on fait ce qu'il fallait ? Sommes-nous innocents ? On se croise aux mariages, aux enterrements Aux anniversaires, aux premiers de l'an. C'est comme si l'on se mentait, si l'on faisait semblant. Je te connais mieux que personne, mieux que toi je t'ai vu devenir. Se pourrait-il qu'on se pardonne cette lumière qu'on a laissé pâlir ? On s'est perdu tout doucement, sans même s'en apercevoir. On s'est éloigné peu à peu dans un infini provisoire. Avant qu'on perde la mémoire, avant qu'il ne soit trop tard Je viendrai te chercher, je viendrai te chercher. On s'est perdu sans vague, jour après jour, soir après soir Te souviens-tu de nos détours, as-tu rompu toutes nos amarres ? On n'avance pas sans histoire et même s'il est trop tard Je viendrai te chercher, je viendrai te chercher. On s'est perdu, on se retrouvera si l'on sait le vouloir Avant qu'on perde la mémoire, avant qu'il ne soit trop tard Je viendrai te chercher, te chercher, te chercher, te chercher. Je viendrai te chercher, te chercher. |