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(Patrice Carmona/Patrick Fiori/Jean-Jacques Goldman) Dans ton sac, ni regret ni trac, des bouquins, des fringues en vrac Ici tout est clean, intact, sale baraque, oh ne jamais revenir Anorak, la porte qui claque et dix-huit ans qui se cassent Dernier regard, flash-back, bas les masques, une enfance se déchire Adieu les vieux, les rengaines, ce trou paumé ses gangrènes Tout plus moyen que la moyenne, mais même si tu te tailles N'oublie pas ce petit détail Tu lui ressembles, plus qu'il te semble, le sang, les années t'ont façonné Tu lui ressembles, la même langue, tu ne pourras pas tout effacer Où que tu ailles Cigarette, tu connais ses gestes, c'est bien ta mère ce stress Ses manies que tu détestes, sa petitesse, cette angoisse de vieillir Plus rien que tu n'aimes en elle, le mépris presque la haine Plus rien ici qui te retienne Tu lui ressembles, plus qu'il te semble, le sang, les années t'ont façonné Tu lui ressembles, à l'évidence, tu ne pourras pas tout effacer. Va t'en mais n'oublie pas, même si ça te gêne Même en fuyant, même en vivant tous les contraires Ta démarche, ces mots, ce même caractère Ce regard troublant, surpris dans un miroir Tu lui ressembles, tu lui ressembles, où que tu ailles. |