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(Pierre Bachelet/Jean-Pierre Lang) Y'avait des arbres, il y avait des oiseaux Le blé devait se moissonner bientôt C'est tellement beau l'été qu'on peut pas croire Que c'est la guerre qui fait marcher l'Histoire Souvenez-vous, je n'aimais que vous, je n'aimais que vous. Les hommes sont arrivés par les labours Ils ont pris position dans les faubourgs C'est drôle d'être éveillé en pleine nuit Et de se dire que la paix est finie Souvenez-vous, je n'aimais que vous, je n'aimais que vous. C'est drôle d'être éveillé en pleine nuit Et de s'enfuir avec un vieux fusil Souvenez-vous, je n'aimais que vous, je n'aimais que vous. Puis ils ont occupé la Préfecture Tué quelques otages le long d'un mur C'étaient des paysans, un charpentier Et la femme du petit vieux d'à côté. Souvenez-vous, je n'aimais que vous, je n'aimais que vous. Et pour ceux qui n'ont pas été d'accord Y a eu les barbelés, les miradors Ça se passe toujours de la même manière De tous les côtés du rideau de guerre. Souvenez-vous, je n'aimais que vous, je n'aimais que vous. Bien malin qui peut dire honnêtement Où se sont passés ces événements Mais méfions-nous qu'en y mettant des noms On se trompe de lieu ou d'opinion. Souvenez-vous, je n'aimais que vous, je n'aimais que vous. Aujourd'hui y a des arbres et des oiseaux Et le blé doit se moissonner bientôt C'est tellement beau l'été qu'on peut pas croire Qu'une guerre pourrait faire basculer l'Histoire. Souvenez-vous, je n'aimais que vous, je n'aimais que vous. C'est tellement beau l'été qu'on a envie De défendre la paille avec l'épi. Souvenez-vous, je n'aimais que vous, je n'aimais que vous. |