|
Lyric provided by www.seekalyric.com |
On s'est connus au restaurant du tord-boyaux C'est des frissons plein la peau qu'on est r'venus. Moi, j'ai pensé qu'entre la chaleur de son corps Et la chaleur de mon corps, ça pourrait chauffer. Jusque là, rien d'anormal, nul ne le contestera. Le bonheur conjugal nous tendait les bras. On s'était dit qu'entre ses parents hystériques Et mes parents alcooliques, ça pourrait coller. On a pensé qu'sa frangine sortant d'une maison Et mon p'tit frère de prison, ça pouvait gazer. Jusque là, rien d'anormal, nul ne le contestera. Le bonheur conjugal nous tendait les bras. Je m'réjouis, son parfum d'ail me plut autant Que la couleur de ses dents, un peu vert-de-gris. Son teint blafard était, pour sûr, un don des cieux Ainsi que ses yeux chassieux, pas besoin de fard. Jusque là, rien d'anormal, nul ne le contestera. Le bonheur conjugal nous tendait les bras. Or, les copains, sûrement jaloux que j'ai eu du flair Ont prétendu que son frère me r'fusait sa main. Mais halte-là ! Ne nous laissons point abuser ! Y pouvait pas m'la refuser, elle n'en avait pas ! Jusque là, rien d'anormal, nul ne le contestera. Le bonheur conjugal nous tendait les bras. Comble de joie, elle avait une jambe de bois Du côté gauche, par bonheur, moi, du côté droit. J'étais joyeux, sa famille n'avait pas d'maison. La mienne couchait sous les ponts, c'était merveilleux. Jusque là, rien d'anormal, nul ne le contestera. Le bonheur conjugal nous tendait les bras. Seulement voilà, elle faisait des fautes de français. Personnellement, ça me gênait, j'ai l'certificat. Pour comble un jour, dans une conversation d'amour Elle me sortit tout de go "J'aime les z'haricots". Jusque là, rien d'anormal, nul ne le contestera. Le bonheur conjugal nous tendait les bras. C'était vraiment pas normal, nul ne le contestera Et ce trou cérébral venait me couper les bras. J'ai rompu mes fiançailles mais le remords me tenaille Car pour moi, l'idéal, c'est le bonheur conjugal. |