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(Giuseppe Fanciulli/Nicola Salerno) adaptation française Jacques Larue

Bambino, Bambino, ne pleure pas, Bambino !

Les yeux battus, la mine triste et les joues blêmes
Tu ne dors plus, tu n'es plus que l'ombre de toi-même.
Seul dans la rue, tu rôdes comme une âme en peine
Et tous les soirs, sous sa fenêtre, on peut te voir.
Je sais bien que tu l'adores et qu'elle a de jolis yeux
Mais tu es trop jeune encore pour jouer les amoureux.

Et gratte, gratte sur ta mandoline, mon petit Bambino !
Ta musique est plus jolie que tout le ciel de l'Italie.
Et chante, chante de ta voix câline, mon petit Bambino !
Tu peux chanter tant que tu veux, elle ne te prend pas au sérieux.

Tu peux fumer, comme un Monsieur, des cigarettes
Te déhancher sur le trottoir quand tu la guettes.
Tu peux pencher sur ton oreille, ta casquette.
Ce n'est pas ça, qui dans son cœur, te vieillira.
L'amour et la jalousie ne sont pas des jeux d'enfant
Et tu as toute la vie pour souffrir comme les grands.

Et gratte, gratte sur ta mandoline, mon petit Bambino !
Ta musique est plus jolie que tout le ciel de l'Italie.
Et chante, chante de ta voix câline, mon petit Bambino !
Tu peux chanter tant que tu veux, elle ne te prend pas au sérieux.
Tu peux chanter tant que tu veux, elle ne te prend pas au sérieux.
Tu peux chanter tant que tu veux, Bambino, Bambino, Bambino.